Appareils photo numériques : réflexes ou hybrides ?
Un premier retour d’expérience (Canon 7D > Fuji X Pro 1)

Publié le 28 mai 2012, par Ederntal

Cela fait des années que les réflexes sont les rois des appareils photo numériques, aussi bien sur le segment des professionnels avec des appareils hyper perfectionnés, que sur celui du grand public avec des modèles plus abordables, légers et pratiques. Seul Leica se positionnait en trouble-fête avec des appareils compacts et haut de gamme, mais aux tarifs inabordables pour le commun des mortels.

Aujourd’hui les meilleurs appareils hybrides à objectifs interchangeables produisent des images comparables à celles des réflexes ! Moi-même ancien heureux possesseur d’un Canon 7D pendant des années, j’ai décidé de franchir le pas et de le remplacer par un appareil hybride. Trois appareils ont retenu mon attention : le Sony Nex-7, l’Olympus OM-D EM-5 et le Fuji X Pro 1, et avant de parler plus longuement de ce dernier, que j’utilise maintenant depuis plus de 3 semaines, je vais rapidement expliquer mon choix et parler de ses 2 concurrents.

Trois approches différentes de la photographie...

Avec une approche ultra-moderne, Le NEX7 de Sony est un appareil assez exceptionnel, puisque c’est selon moi le premier à véritablement concurrencer les réflexes. Au vu des images qu’il produit, il a des performances tout à fait comparables à celles du Canon 7D, aussi bien en photo qu’en vidéo, tout en étant 2.5 fois plus léger et 4 fois plus compact ! Malheureusement les quelques optiques de qualité disponibles sont assez volumineuses… Une des fonctionnalités que je trouve très intéressante dans le Sony est le « focus peaking », qui permet, lors de la prise de vue, de mettre en évidence les zones nettes de l’image. On peut donc y greffer une optique manuelle plus compacte et de très bonne qualité, Leica ou Voigtlander par exemple, sans trop souffrir de l’absence de l’autofocus. Un pack comprenant le Sony NEX7, un Voigtlander 35mm (équiv. 50mm) f/1.4, et la bague d’adaptation nécessaire coute environ 1700 euros.

Olympus proposait déjà à la vente une gamme assez complète d’appareils hybrides, et a mis la barre très haut avec son dernier né. Avec son look rétro, ses images de haute qualité, son système de stabilisation à 5 axes, et son prix plus abordable, l’OMD-D EM-5 est un appareil que je conseillerai facilement. C’est le plus compact et léger des trois, et c’est le seul à être tropicalisé, permettant de prendre des photos sous la pluie ou sur la plage, sans se soucier de potentiellement abimer son appareil. Son principal défaut est aussi sa grande force : son capteur plus petit (format 4/3) qui le rend compatible avec un très large choix d’optiques (Panasonic, Olympus, Samsung…), mais qui permet moins facilement de jouer avec la profondeur de champ. Le boitier nu, plus un objectif 25mm (équiv. 50mm) f/1.4, vous reviendraient à moins de 1500 euros.

L’appareil de Fuji est bien différent de ses concurrents : plus gros, plus lourd et plus cher. C’est vraiment un appareil « coup de coeur », moins consensuel, qui divise, avec ses incroyables qualités et ses quelques défauts. Fuji reprend ce qui a fait le succès du X100 l’an dernier, notamment le design et l’ergonomie, en améliorant certains points et surtout en proposant un système d’objectifs interchangeables. Après quelques heures d’adaptation nécessaire, prendre des photos avec cet appareil est vraiment plaisant. Son double système de visée, optique et numérique, est un véritable atout par rapport aux autres hybrides. Bien que moins précise, la visée optique permet de retrouver les sensations que l’on a avec un appareil Leica (voir un réflexe). Par contre, dans certains cas, il sera plus judicieux de passer en mode numérique (en basse lumière, ou pour plus de précision si le sujet est proche de l’objectif)…

Une fois déchargées sur l’ordinateur, on est immédiatement conquis par le piqué des images et les couleurs reproduites par l’appareil. Malgré quelques milliers de pixels en moins, je n’ai rien perdu niveau qualité de l’image comparativement au Canon 7D, bien au contraire ! Et dès que l’on monte dans des ISO élevées, l’écart se creuse en faveur du Fuji. Ils n’avaient pas menti : le capteur du X Pro 1 rivalise bien avec ceux des meilleurs réflexes… Il faudra attendre que les fichiers RAW soient supportés par Adobe/Apple avant d’avoir un avis définitif. Mais une chose est claire, les JPG issus de cet appareil sont juste magnifiques !

Pour le moment, seules 3 optiques sont proposées à la vente, toutes fixes, lumineuses et de bonne qualité. J’ai choisi de commencer avec la focale standard 35mm (équiv. 50mm) et j’en suis pleinement satisfait. L’objectif produit des images avec un piqué exemplaire dès sa pleine ouverture à f1.4, permettant facilement de jouer avec les flous d’arrière-plans. Quel plaisir !

Le Fuji X Pro 1 a de nombreux atouts : piqué, gestion du bruit, restitution des couleurs...

J’ai pu lire tout et son contraire concernant l’autofocus utilisé par Fuji. Certes, ce n’est pas le plus rapide au monde, il n’est pas idéal pour de la photo animalière ou sportive, mais il reste tout à fait utilisable dès qu’il y a un peu de lumière. Les seuls moments un peu critiques sont lorsque l’on veut prendre une photo d’un sujet en mouvement dans un environnement sombre. C’est dommage, car avec des objectifs si lumineux, couplés à la capacité de l’appareil à prendre de magnifiques photos à ISO (très) élevées, on aurait pu avoir l’appareil parfait pour des photos en soirées. Il ne faut pas non plus compter sur la mise au point manuelle, lente et peu pratique…

Avec ses objectifs fixes, sa visée faussement télémétrique, et la relative lenteur de son système, c’est un appareil qui vous force à travailler le cadrage, à attendre la photo satisfaisante… Et ça fait du bien ! J’ai l’impression de découvrir une autre pratique de la photographie avec cet appareil, sûrement plus « old-school », mais peut-être aussi plus plaisante. Il faut prendre du temps pour comprendre le fonctionnement, et il me faudra certainement encore plusieurs mois d’utilisation avant de maitriser son fonctionnement ! Grâce à sa petite taille et son look rétro qui pourrait le faire passer pour un argentique, l’appareil est plus discret et fait moins peur qu’un imposant réflexe lors d’une séance photo improvisée dans la rue.

Ce n’est clairement pas un appareil pour tout le monde, mais je suis pour le moment très content de mon choix. Je referai un point ici après plusieurs mois d’utilisation pour vous dire si mon sentiment est resté le même. J’espère que Fuji proposera, comme il l’a fait récemment avec le X100, des mises à jour régulières du firmware pour améliorer ses quelques petits défauts. Le boitier nu + l’objectif 35mm (équiv 50mm) coutent environ 2180 euros.

Lors de l’achat, le choix de l’appareil est difficile… Aucun d’entre eux n’est parfait, chacun a ses qualités et ses défauts, à vous de choisir en fonction de votre utilisation. Les réflexes ont toujours quelques avantages, et restent indispensables pour de la photo en studio, ou de la vidéo semi-pro… Pour ceux qui transportent régulièrement leur appareil en balade ou en voyage, les réflexes gardent un léger avantage au niveau de la visée et de l’autofocus, mais les hybrides ont rattrapé leur retard niveau qualité d’image, tout en étant bien plus légers dans le sac à dos. Et c’est un argument « de poids » à ne pas négliger !

Si vous désirez plus d’informations sur ces 3 appareils, je vous conseille le blog de Steve Huff, célèbre blogueur photo, qui les a longuement testés (et qui a une préférence pour l’Olympus). Par ailleurs, des dizaines d’articles sur le Fuji X Pro 1 sont regroupés sur cette page Scoop.it, de quoi y passer des heures, croyez-moi ;-)

Spotify enfin disponible sur iPad!

Publié le 2 mai 2012, par Ederntal

Presque deux ans après le lancement du premier iPad, Spotify propose ENFIN son application dédiée. À première vue, l’ergonomie a été peaufinée, reprenant le système efficace de menu latéral initié par Twitter. À noter que l’application est optimisée pour l’écran Retina du nouvel iPad, et est compatible AirPlay pour pouvoir écouter sa musique sur son équipement Hifi via un réseau Wifi.

La vidéo officielle de présentation est plutôt réussie et présente bien l’ergonomie de l’application :

Il faut obligatoirement souscrire à l’abonnement Premium (9.99 euros par mois) pour pouvoir en profiter, et vous pouvez dès à présent télécharger l’application sur l’App Store.

Photoshop CS6 : Une mise à jour très attendue

Publié le 6 avril 2012, par Ederntal

Depuis quelques semaines, Adobe communique régulièrement sur la prochaine version de Photoshop, et propose depuis le 22 mars dernier une version beta en téléchargement gratuit sur leur site internet. Avec ses nouvelles fonctionnalités, sa nouvelle interface, et même un nouveau modèle économique, cette mise à jour est assurément la plus importante depuis CS3 et ses indispensables objets dynamiques.

De nombreuses nouveautés et améliorations

La première chose que l’on remarque est la nouvelle interface « Adobe Mercury » : d’origine plus foncée et plus compacte, elle ressemble à ce que l’on trouve depuis plusieurs années dans Lightroom ou After Effects. D’après Adobe il y a 62% de nouvelles fonctions, et ce n’est pas qu’un effet d’annonce : après quelques heures passées à utiliser Photoshop CS6, il devient très dur de revenir en arrière. Une période d’adaptation est nécessaire, mais on s’habitue vite aux nouveautés réellement utiles, comme le champ de recherche à l’intérieur des calques, ou la possibilité de modifier l’état de plusieurs calques simultanément (verrou, mode de fusion…).

Comme on le voit sur cette capture, on peut maintenant faire des masques d'écrêtage sur les dossiers, et les contours des formes restent toujours «pixel perfect». Les webdesigners apprécieront !

Si vous êtes webdesigner, vous trouverez un aperçu de ce que vous apportera ce nouveau Photoshop dans ce très bon article de bjango.com (en anglais). La nouvelle fonction d’édition de formes vectorielles, qui permet d’avoir toujours des tracés nets « pixel perfect », est par exemple très appréciable, tout comme la possibilité de créer contours en pointillés (ENFIN !). La liste des améliorations est longue et il me reste certainement quelques surprises à découvrir.

Adobe a aussi amélioré son logiciel pour la retouche photo (avec de nouveaux outils de flous et de déformations), pour l’édition vidéo (avec l’intégration d’un « mini-After Effecs »), ainsi que pour la gestion de la 3D. Visiblement personne n’a été oublié. Certains bugs étranges des versions précédentes ont été corrigés et malgré toutes ces nouvelles fonctions, cette version beta reste rapide et stable. C’est assez rare pour le souligner : beau boulot les gars !

Vivement la sortie de la suite complète pour voir quelles améliorations, certainement plus anecdotiques, seront apportées aux autres logiciels de la suite.

Un nouveau business modèle

Comme c’était le cas auparavant, la suite de logiciels d’Adobe CS6 sera disponible à la vente en version complète, en mise à jour, mais aussi en location avec sa nouvelle offre « Adobe Creative Cloud ». Contrairement à ce à quoi nous avait habitué la société de San Jose, les prix ne sont pas exorbitants : pour 50$ mensuels (plus taxes), vous aurez accès à l’intégralité des logiciels de la suite CS6 (Photoshop, Illustrator, After Effects, InDesign…), aux applications Adobe Touch pour iOs, et à une offre complète de services en ligne (20Go de stockage en ligne, les typographies TypeKit, tutoriels vidéos…).

Pas sûr que cela suffise à contrer le piratage massif de leurs logiciels, mais le tarif est assez abordable pour que les petites entreprises et les freelances puissent se l’offrir. J’espère qu’ils proposeront à l’avenir une offre encore moins chère avec un choix restreint de logiciels, à destination du grand public, ou des professionnels spécialisés dans un seul domaine de création.

L’Adobe Creative Suite 6 est prévue pour la fin de ce premier semestre, on devrait donc pouvoir rapidement utiliser en production cette nouvelle version de Photoshop ainsi que les autres logiciels disponibles dans cette nouvelle offre.

Une sélection de podcasts sur les nouvelles technologies

Publié le 13 mars 2012, par Ederntal

Au fil des années, les podcasts sont devenus extrêmement populaires. Quand on regarde le classement des podcasts les plus téléchargés en France, on trouve quasi exclusivement des émissions issues des radios FM. Mais en cherchant un peu plus loin, on tombe sur de véritables pépites, souvent très intéressantes et animées par de véritables passionnés. C’est un moyen agréable de s’informer, idéal pour rendre les trajets de métro et les longues journées de travail un peu plus agréables ;)

Voici ma sélection de podcasts francophones traitant de l’actualité numérique :

Ecrans.fr

Après 9 mois d’inactivité, le podcast du site ecrans.fr est de retour pour une troisième saison. Toujours édité par le journal Libération et animé par Erwan Cario (maintenant accompagné de Sophian Fanen et de Camille Gévaudan), ce podcast revient sur l’actualité du web au sens large. Les sujets de prédilection : les luttes pour les droits des internautes (Hadopi, Acta, SOPA et cie…), les jeux flash et les « memes » qui font rire les plus geeks d’entre nous.

Disponible toutes les 2 semaines sur le site ecrans.fr, le mercredi en version audio, et le jeudi en vidéo (réalisée par la chaine NoLife). – Durée moyenne : 45min

Site officielLien iTunes

Silence, on joue

Second podcast édité par Libération, et toujours animé par E. Cario, cette fois-ci accompagné de 2 ou 3 chroniqueurs issus de la presse vidéoludique, dont Clément Apap de SensCritique (et ex-boss de Gamekult). Ce podcast revient plus spécifiquement sur l’actualité vidéoludique. Les tests et les débats autour des jeux qui font l’actualité sont particulièrement argumentés. Le petit côté « discussion entre amis » rend l’émission agréable à écouter.

Disponible chaque jeudi – Durée moyenne : 1h

Site officielLien iTunes

On refait le Mac

ORLM est un podcast vidéo hebdomadaire qui traite de l’actualité Apple et des nouvelles technologies en général. En plus d’analyser les dernières annonces, les chroniqueurs parlent des enjeux économiques liés à l’écosystème de la firme de Cupertino. Leur grande force est d’avoir régulièrement des invités prestigieux, qui rendent ce podcast particulièrement intéressant et complet : Xavier Niel au lancement de Free Mobile, Nicolas Demorand lorsqu’il est sujet des relations entre la presse et Apple, Lionel de Macbidouille.com pour l’annonce de Mountain Lion…

Disponible chaque samedi – Durée moyenne : 1h

Site officielLien iTunes

Gameblog

Le podcast hebdomadaire de Gameblog est un incontournable. En effet c’est l’un des plus anciens et populaires du web francophone. Après bientôt 5 ans de diffusion, ils en sont aujourd’hui au 214e épisode ! Même si certains journalistes présents au micro peuvent parfois être agaçants, il faut reconnaitre qu’ils traitent toujours en profondeur les sujets qu’ils abordent. Mention particulière aux podcasts dédiés aux grandes sagas du jeu vidéo, riches en anecdotes, qui permettent de mieux connaitre la naissance et l’évolution des séries cultes comme Mario, Zelda, Metal Gear et Assassin’s Creed…

Disponible chaque mercredi (une version vidéo est disponible pour les membres premium) -
Durée moyenne : 1h30

Site officielLien iTunes

3615


Petit nouveau que je viens de découvrir grâce à un tweet d’Étienne Mineur, 3615 est un podcast réalisé par une équipe suisse francophone. Ils traitent ici de l’impact des nouvelles technologies sur notre société, de leurs bons et mauvais côtés, des solutions que l’on nous impose et de celles que l’on aimerait voir se démocratiser. Les intervenants sont toujours intéressants et permettent d’avoir une vraie réflexion sur les bouleversements que nous vivons.

Un épisode par semaine – Durée moyenne : 30 min

Site officielLien iTunes

Annonce du nouvel iPad

Publié le 8 mars 2012, par Ederntal

Je vais revenir rapidement sur la nouveauté que beaucoup attendait : le nouvel Apple TV le nouvel iPad. Que retenir de ce keynote en dehors des spécifications techniques de l’appareil (écran retina, 4G, plus de RAM, caméra et puissance améliorées…) ? Déjà, la confirmation des excellentes ventes des modèles précédents : Apple a su créer le marché des appareils « post-pc », et la concurrence a énormément de mal à les rattraper, spécialement sur le segment des tablettes. Ils ont vendu le trimestre dernier plus d’iPad qu’HP d’ordinateurs, HP étant pourtant le plus gros constructeur mondial !

Tim Cook l’a rappelé sur scène : Les applications disponibles sur l’App Store sont le principal atout de l’iPad. Quelques nouveautés ont été annoncées, et dans un premier temps l’accent a été mis sur les jeux vidéo. Le prochain titre de la saga Infinity Blade, rappelant la série des God Of War de Sony, semble tout simplement magnifique sur le nouvel iPad. On se rapproche de plus en plus des graphismes que l’on peut trouver sur consoles de salon. Un jeu d’avion, produit par Namco, a aussi été dévoilé et sera disponible avant la fin du mois.

Autre application, que l’on connait déjà sur Mac, débarque dès aujourd’hui sur iOs : iPhoto. J’ai pu l’essayer quelques minutes et je suis déjà conquis : l’interface est très bien pensée, et permet de faire instinctivement de petites retouches de base. Elle pourrait tout à fait contenter les besoins du grand public. La tablette d’Apple est ainsi chaque année de plus en plus indépendante vis-à-vis des ordinateurs. Sur l’écran du nouvel iPad, les photographies seront affichées avec une définition et un contraste certainement impressionnants. Les possesseurs d’iPad 2 peuvent télécharger l’application dès aujourd’hui.

À noter que pour concurrencer les tablettes Android moins chères, l’iPad 2 16Go est toujours au catalogue, avec un tarif moins élevé (100 euros d’économie)

Ma seule incompréhension est le nom, ou plutôt l’absence du nom choisi par Apple. L’iPad devient alors comme les Macbook, ou les iMac, une série de machines qui gardera la même dénomination à chaque mise à jour ? Ils n’ont pas voulu l’appeler iPad 3 car le design est trop proche du modèle actuel, certes, mais pourquoi pas iPad HD comme les rumeurs le laissaient entendre, cela aurait mis l’accent sur l’écran rétina display et les capacités d’affichage améliorées de ce modèle. Cela n’a finalement peut-être que peu d’importance, et les ventes risquent encore une fois de s’envoler…

Retour sur l’actu : OS X Mountain Lion et Ps Vita.

Publié le 27 février 2012, par Ederntal

Ces deux dernières semaines, il y a eu deux faits marquants dans l’actu high-tech : l’annonce d’une mise à jour d’OS X, et la sortie d’une nouvelle console, la Ps Vita de Sony. Malgré le côté exceptionnel de ces deux évènements, ni l’un, ni l’autre n’ont réussis à véritablement emballer les foules. Retour rapide sur ces deux nouveautés :

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Apple OS X Mountain Lion

Tim Cook et son équipe ont profité de ce calme mois de février pour présenter la nouvelle itération d’OS X, Mountain Lion. C’est la première fois qu’une telle annonce se fait en dehors d’un keynote, preuve s’il en est, que le Mac n’est plus le produit star d’Apple. Ce nouveau système ressemble beaucoup au Lion que l’on connait déjà et les nouveautés proviennent presque toutes d’iOs 5, on est donc en terrain connu.

Les utilisateurs d’iPhone et d’iPad retrouveront des fonctionnalités qu’ils connaissent déjà : Messages, Notes, Twitter, le centre de notifications, AirPlay, les rappels et le GameCenter font ainsi leur arrivée sur OS X. Le tout saupoudré d’iCloud qui permettra une synchronisation encore plus simple et complète.

OS X Mountain Lion sera une mise à jour logique et appréciable, spécialement pour si vous avez un iPhone pu un iPad, mais elle reste assez mineure. On ne sait d’ailleurs pas son prix, Apple la proposera-t-elle gratuitement comme iOs5 sur ses appareils mobiles ? OS X est depuis plusieurs années un système stable et mature, et la plupart des mises à jour sont relativement dispensables. On attend avec impatience ce qu’Apple nous prépare pour OS XI qui proposera, peut-être, une toute nouvelle architecture…

Microsoft, de son côté, organise sa défense et lancera cette année Windows 8 avec sa nouvelle interface Metro totalement repensée, pour être compatible PC et tablettes. Maître incontesté des « Personals Computers », ils ont aujourd’hui un train de retard dans ce que Steve Jobs aimait appeler l’aire « Post PC ». Cette nouvelle interface est donc un gros risque pour la forme de Richemont, mais un risque obligatoire.

Apple annoncera d’ailleurs sûrement, le mois prochain, la nouvelle itération de sa tablette star. Il y a fort à parier que la couverture médiatique sera plus bien plus conséquente que celle de Mountain Lion. Les rumeurs parlent d’un design proche de celui que l’on connait, mais d’une puissance accrue et, pourquoi pas, un écran Retina Display (avec une résolution de plus de 300 pixels par pouce ? j’en doute). A noter, deux chiffres que les journalistes ont aimés rappeler ces derniers temps : il s’est vendu plus d’appareils iOs en 2011 que de Macs en 28 ans, et la valeur d’Apple est aujourd’hui supérieure à celle Microsoft et de Google réunie !

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Sony PS Vita

Pendant longtemps, Sony à été un modèle pour Steve Jobs, et donc pour Apple ; aujourd’hui c’est l’inverse : le géant nippon est dans le rouge tente ouvertement de copier la stratégie de la firme américaine. Et ce n’est pas sa gamme PlayStation qui tire la compagnie vers le haut. Après les deux énormes succès que sont les PlayStation 1 et 2, on peut dire que la dernière génération de console de Sony souffre d’une forte concurrence.

Aujourd’hui, une nouvelle itération de consoles portables est sur le devant de la scène. D’un côté, on a Nintendo et sa 3DS qui, après un démarrage poussif, a su réagir vite et qui propose maintenant une console abordable avec des bons jeux. Elle truste aujourd’hui le haut des charts du monde entier !

La PS Vita est, quant à elle, disponible au Japon depuis décembre dernier et malgré un line-up très solide, les ventes ne décollent pas. La console propose pourtant un hardware presque parfait, qui devrait donc faire rêver n’importe quel gameur : puissance impressionnante, doubles sticks, gyroscope et surface tactile… Son grand atout reste son immense écran, d’une très bonne définition, qui met parfaitement en valeur les graphismes poussés que la console est capable de générer.

Alors pourquoi la sauce ne prend pas ? Premièrement, car la console est chère : il faut en effet débourser plus de 300 euros sur les sites marchands les moins chers pour avoir le modèle de base, l’obligatoire carte mémoire et un jeu. Et il faut compter 50 euros de plus en boutique. C’est bien plus cher qu’une Nintendo 3DS et on se rapproche du prix d’un iPad qui propose bien plus de fonctionnalité, à commencer par un navigateur web digne de ce nom. Le budget high-tech du grand public étant limité, quelles seront leurs priorités ? J’ai bien peur que cela sera difficile pour Sony d’imposer sa console si elle reste à un prix si élevé. De plus, quand on sait que la durée de vie commerciale des consoles est de 5 ans minimum, quelle allure aura la PS Vita face aux tablettes de 2017 ?

La philosophie de Sony est de proposer une expérience de jeu nomade similaire que celle proposée par une PS3 dans son salon. Est-ce la bonne voie ? Nintendo propose des jeux adaptés à sa console, qui coûtent moins cher au consommateur, mais qui sont surtout bien moins chers à produire ! Sony va devoir faire de gros chiffres de vente pour amortir le développement de titre comme Uncharted ou Wipeout ! Peut-être manque t’il aussi des licences aussi fortes que Mario, ou Monster Hunter au Japon, pour imposer sa console

C’est un pari risqué pour Sony, car ils ciblent exclusivement les joueurs avertis qui ne se contentent pas d’une interface tactile. On va découvrir ces prochains mois si le nombre de joueurs est suffisant pour faire vivre l’écosystème pensé par Sony. J’espère vraiment que cette nouvelle console trouvera son public, car la machine est magnifique, la prise en main très agréable, et les premiers jeux sont bons et prouve que la console en à sérieusement dans le ventre !

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